
Planetopolis de Gianni Toti (Italie, 1993)
Aux larmes citoyens !
Planètoyens !
Cosmostoyens !
La planète est malade.
Faut ausculter son corps.
Stétoscoper sa croûte.
Endoscoper ses entrailles en fusion.
Le diagnostic est sans appel.
Le grand marché planétaire est ouvert à la concurrence sans merci.
Les planetoyens consomment le dégoût de vivre dans un monde dé-futurisé.
Le jugement du denier supplante définitivement le jugement dernier des
vieilles croyances.
Vidéo-Poème-Opéra-Essai utopucosmochronique de l’hypothèse méta-urbanistique de la planètaristation des villes-métropoles-mégalopoles-méghistopoles-conurbopoles-planètopoles ; donc une espèce de vidéoutopie négative sur le danger de l’armure totale du monde et sur la question hölderlienne : pourra-t-on « habiter poétiquement » notre maison terrestre ? Et tout naturellement, dans le cadre fantasmagorique de l’histoire totale des « univers oscillants » et des « rêves-évolutionnaires »…